© 2016 par Estel Rubeillon - architecture - urbanisme - paysage

Séminaire à l'ENSAB

11/11/2016

Dans le cadre du séminaire "Mode de représentation et conception de la ville", proposé aux étudiants en Master 2 à l'ENSAB et en Maîtrise d'Ouvrage Urbaine et Immobilière (MOUI) à Rennes 2, j'ai été sollicité par Paul-Eric Schirrbonnans, architecte, pour parler de mon expérience et de mon travail autour des pratiques de la concertation et de la participation citoyenne dans les projets urbains.

 

C'est au travers de mon parcours étudiant et pro que je pose les bases de mon activité aujourd'hui.

 

En effet, la formation d'architecte desservie à l'école nous permet de devenir dessinateur ou maître d'oeuvre mais nous permet aussi de transmettre ces connaissances.

Par la conception d'outils et la construction de clés de lecture du territoire, nous créons des moyens de compréhension, d'interprétation et de participation à la fabrique de notre paysage urbain.

Je crois que notre métier est aussi celui-ci, de donner les moyens et les outils nécessaires à l'appropriation de l'espace urbain à tous les usagers du territoire pour qu'ils deviennent acteurs majoritaires et parties prenantes des territoires en mutation.

 

Au fil de mes études, de rencontres, de stages et d'échanges, je décide d'avancer dans la direction de la participation des usagers du territoire dans la fabrique du projet urbain.

Que ce soit en Argentine avec des enseignants chercheurs qui travaillent sur la question du droit au logement et du droit à la ville ou encore dans un collectif d'artistes à Saint-Denis en banlieue parisienne, les relations au territoire, aux dynamiques locales, humaines et physiques sont toujours au coeur du processus de conception du projet.

Je découvre alors qu'en tant qu'architectes, nous sommes à la fois médiateurs, passeurs et traducteurs d'idées et de volontés collectives.

 

Une fois mon diplôme en poche, et souhaitant continuer dans cette voie là, je rejoins rapidement l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de Rennes(IAUR) à l'Université Rennes 2 . En tant que chargée de mission, j'explore et expérimente des démarches de concertation dans des projets d'aménagement urbain, je développe des approches transversales aux formations fédérées par l'IAUR et accompagne des labos de recherches dans des réflexions inter-labos. Le travail à différentes échelles et les regards croisés entre les disciplines me passionnent et me poussent à la création de la Galerie 56S. Espace d'échanges et d'expo sur des thématiques urbaines, architecturales et paysagères, la Galerie 56S est le fruit d'une collaboration avec trois autres personnes, respectivement architectes et chercheur. Ce lieu de rencontre est ouvert aux curieux qui souhaitent croiser les regards sur des thématiques transversales tels que les pratiques informelles de l'espace public, la ville sonore, les lieux de l'enfermement dans la ville, les plages urbaines etc....Prochainement, vendredi 18 novembre : les fablabs dans la ville ! 

 

Finalement, tout ça n'est qu'uniquement, mais encore une fois, le résultat et le fruit de lectures, de rencontres et d'opportunités. Pour n'en citer que quelques-uns, voici quelques auteurs-expérimentateurs qui m'ont inspiré et nourri : Kevin Lynch, Chris Younès, Lucien Kroll, Patrick Bouchain, Sébastien Marot...  Ils tentent et osent faire de la gestion différenciée des espaces de la ville et remettent en cause des modèles de fabrication et de conception de celle-ci.

 

On voit d'ailleurs émerger depuis quelques années des collectifs, d'architectes notamment, souvent composés de jeunes diplômés. Ils s'interrogent sur les façons de faire et souhaitent repenser les modèles. Eux aussi OSENT ce que certains de leurs congénères n'osent pas : ils s'installent dans les espaces publics, questionnent les usagers, font "avec" et pas que "pour", tout en s'appuyant sur une maîtrise d'ouvrage et des collectivités en quête de renouveau. Le décor semble assez parfait mais se pose aujourd'hui la question du marketing territorial VS la précarité économique.....

Tristement, ces nouvelles pratiques, qui pourtant ne datent pas toutes d'hier, doivent encore prouver et justifier que ce n'est pas uniquement de l'animation de rue mais que cela participe bel et bien de la fabrique de la ville. Ces activateurs divers, architectes, designers, artistes, écrivains, plasticiens, théâtreux, professionnels, étudiants ou chercheurs, .... trouvent et concoivent de nouvelles facons de renouveller et d'interroger nos cités.

 

 

 

 

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